deux rapports ont été écrits sur les mouvements qui luttent contre les nouvelles technologies et l’industrialisme par la fondation FONDAPOL (fondation pour l’innovation politique). L’enjeu est évidemment de dénigrer ses mouvements, de séparer les bons et les méchants et de réhabiliter l’idéologie du progrès. Qu’on nous laisse innover et faire du fric ! Des antinucléaires et anti-ogm, aux luttes contre les nanotechnologies, des éditions L’échappée au journal Le Monde, en passant par « des relais à la CGT », tout le monde en prend pour son grade… Du boulot de flics.
La fondation se veut « un think tank libéral, progressiste et européen », « qui se rattache aux idées de droite et du centre » (cf statuts). Il est dirigé par Dominique Reynié, habitué des plateaux télé, prof à sciences po, proche de l’ump et expert à la commission européenne. La fondation est présidée par Nicolas Bazire, technocrate passé de la Cour des comptes au groupe Thomson, avant de continuer une carrière de businessman : groupe arnault, lvmh, carrefour, et même ipsos (institut de sondage). Le vice-président, c’est Charles Beigbeder, financier, ex-candidat à la présidence du medef et ex-candidat ump aux prochaines municipales avant de créer son propre parti « Paris libéré ».
http://www.fondapol.org/la-fondation/lequipe-fondapol/
Les deux rapports: Contester les technosciences : leurs raisons/leurs réseaux, par Sylvain Boulouque (« spécialiste de l’anarchisme et du communisme ») et Eddy Fougier.
http://www.fondapol.org/etude/boulouque-fougier-contester-les-technosciences/