Bordeaux :
L’OCCUP de BROCCA ne tient plus, les flics sont passés vers 6h et les vigiles ferment à clés.
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Aujourd’hui, mercredi 9 Mars, à Bordeaux comme partout en France, c’était une grosse journée de mobilisation nationale contre la loi travail. Il y avait plus de 15 000 personnes à se mobiliser, à manifester dans les rues. Clairement, cela n’a pas suffit à instaurer un véritable rapport de force avec le gouvernement. La décision avait été prise de se retrouver en assemblée à la fin du défilé, nous avons tenté de rentrer dans l’université de Bordeaux 2 mais la police nous en a empêché en formant un cordon agressif. Le matin déjà, la police était intervenue violemment pour empêcher le blocage du lycée du Mirail.
Nous sommes donc entrés dans un bâtiment de la fac de Bordeaux 2, un bâtiment ouvert. Dans l’amphi que nous avons envahi, immédiatement l’énergie et la motivation qui se sont dégagées nous ont donné l’envie de rester. Nous parlons maintenant depuis Broca 1 occupé. Cette occupation ne se veut pas seulement un lieu étudiant mais un espace de création, de réflexion et d’échanges. D’ici nous appelons dès maintenant toutes les personnes en lutte à venir nous rejoindre : 20 rue Paul Broca.
Nous voulons créer à Bordeaux un véritable point de ralliement, nous serons donc partout :
jeudi 10 Mars :
dans les AG des universités à 12h30 sur tous les campus
à la manif des retraités à 10h à Pey Berland
au rassemblement pour les travailleurs et chômeurs de Pôle Emploi à 10h devant le Pôle Emploi (Meriadeck)
samedi 12 Mars :
à la manif contre l’État d’urgence
Ici et partout, emparons-nous d’autres lieux, d’autres temps, créons des espaces pour la lutte !
Source : commentaire Indymédia Nantes.
Nantes :
Des dizaines de milliers de manifestants cet après-midi dans le centre-ville de Nantes, 4 lycées bloqués, des centaines d’étudiant-e-s réunies en AG … En comparaison, le mouvement anti-CPE réunissait péniblement 50 ou 100 étudiants au départ.
Une assemblée générale était donc appelée aujourd’hui à la fac de lettres. Dès midi, 500 étudiant-e-s se réunissent dans un amphi du bâtiment Tertre, dans une ambiance déterminée. L’AG commence par un rapide tour d’horizon du projet de loi : fin des 35 heures, exploitation des apprentis … Tout va dans le sens d’une casse sociale généralisée. L’horaire étant serré, on passe à l’organisation du mouvement sur la fac.
Si cette première AG était appelée initialement par les syndicats étudiants, on choisit de dépasser le cadre purement syndical en érigeant l’assemblée générale des étudiant-e-s et les commissions qui en découlent seules maîtres du mouvement. On exige également le retrait total de la loi « El Khomri » : pas question de négocier ou de s’arrêter en cas de concessions minables de la part du gouvernement.
Des rendez-vous importants sont posés dès demain :
- Comité de mobilisation à 11h en Tertre. Ce comité, composé de tous les étudiant-e-s volontaires (syndiquées ou non) est chargé de la mise en oeuvre des décisions prises en AG.
- Nouvelle assemblée générale à 12h en Tertre. Il s’agira de faire le point sur la journée d’aujourd’hui et d’envisager les suites de la mobilisation.
- Pendant ces réunions importantes et après, une cantine autogérée proposera de la bonne bouffe pour pas cher.
À la fin de l’assemblée, on décide de partir en cortège vers le centre-ville pour participer à la manifestation. Plusieurs centaines d’étudiant-e-s et de lycéen-ne-s sont présentes, derrière des banderoles « Loi travail : précarité à perpétuité » et « Ne vivons plus comme des esclaves : Grève générale ». Sur le trajet, les locaux du Medef local sont copieusement redécorés par des projectiles remplis de peinture qui passent de main en main.
Plus d’infos sur la manifestation très bientôt ! Une pensée solidaire aux manifestants blessés ou interpellés par la police.
Partagez massivement les rendez-vous de demain, soyons encore plus nombreux/ses !
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Au moins 7 personnes ont été interpelées pendant la manif d’aujourd’hui contre la loi travail.
Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45
Sur les 7 arrestations, 5 se sont produites pendant la manif, 2 plus tard.
Un rassemblement à eu lieu devant le commissariat Waldeck de la fin de l’après-midi jusqu’au soir. À notre départ (21h), aucune des 5 personnes arrêtées dans l’après-midi n’était sortie (à notre connaissance). Pour les 2 autres, on ne sait pas si elles ont été conduite jusqu’à Waldeck.
Si tu fais partie des personnes concernées, tu peux appeler la legal team pour avoir des infos, connaître tes droits, avoir des coups de mains pour les suites. Ne donne pas d’infos au téléphone sur les infractions commises (ex : j’ai fais ci ou ça). Le numéro : 06.75.30.95.45
Quelques docs qui peuvent être utiles pour la suite et pour les prochaines manifs. À lire, photocopier, diffuser
- En cas d’interpellation : http://zad.nadir.org/IMG/pdf/En_cas_d.pdf
- La garde à vue - Recettes théoriques et pratiques : http://zad.nadir.org/spip.php?article2300
- Pour les personnes mineures - La garde à vue et les suites : http://www.village-justice.com/articles/mineur-garde-quels-droits-quelles,14843.html
- D’avantage de docs ici : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56&lang=fr
À bientôt dans la rue !
Source Indymédia Nantes.
Niort :
Manif contre la loi el connerie à Niort !
Aujourd’hui, à Niort, un bon millier de personne était présent dans les rues dont pas mal de lycéen-ne-s ! Après un rassemblement Place du Donjon, nous sommes parti-e-s en cortège vers la Mairie puis vers le Medef. Les grilles ont été forcées et plusieurs centaines ont envahit la cour dans une ambiance festive et déterminée.
A l’issue de la manifestation, une personne a été interpelée Place du Donjon, et les tentatives pour la libérer se sont soldées par des coups de gazeuses à bout portant.
La personne interpelée a été libérée en fin d’après-midi et sera convoquée ultérieurement pour des faits de dégradations (voitures de flics tagguées et pneus dégonglés).
Une journée de mobilisation motivée et motivante pour la suite du mouvement.
Grève Générale.
Résistance et Sabotage !
Source : Commentaires indymédia Nantes.
Bref retour sur la journée du 9 mars 2016
Premier bilan de la mobilisation du 9 mars contre le projet de loi du travail dit loi d’El Khomri.
Manifestations, grèves, blocages et assemblées générales (AG) dans toute la France.
500 000 personnes en manifestation selon les syndicats.
Marseille :
60 000 manifestants
Lycée Thiers bloqué et manifestation sauvage.
Grèves à la SNCF et du personnel cantine dans les écoles.
AG d’organsation du mouvement à la faculté de St-Charles
Paris-IDF :
100 000 manifestants
Nombreux lycées bloqués.
AG dans les Universités (Paris 7, Paris 8 St-Denis, Paris 1 Tolbiac, Paris 10 Nanterre) + AG interfacs en fin d’après-midi
Grève à la SNCF
Dans les universités :
- 7h45 : Paris 10, Nanterre : Le bâtiment de l’UFR de sciences humaines est bloqué.
- 10h40 : Paris 10, Nanterre : Réunion du comité des travailleurs étudiants à 11h00, bâtiment
- 11h00 : Paris 8, Saint-Denis : Les étudiants occupent le bâtiment de la direction
- 12h30 : Tolbiac : Au moins 800 personnes à l’Assemblée Générale de Tolbiac, en Amphi N.
- 13h00 : Paris 7 : une centaine d’étudiant-es à l’AG. Ils rejoignent la manifestation place de la République.
Mobilisation des grévistes :
- 00h00, 8 mars : SNCF : La grève s’annonce très importante. Les cheminot.e.s tiendront des AG sur tous les sites pour décider des suites de leur grève et rejoindront le rassemblement devant le Medef et la manifestation de 14h. Les premiers chiffres annoncent entre 50 et 100% de grévistes (selon les équipes et les sites) sur plusieurs secteurs d’Île-de-France.
- 11h00 : 100 personnes en AG à Gare de Lyon, avec prise de parole de CGT et Sud. Appel à la reconduction de la grève. 70% de grévistes selon la CGT. Départ collectif vers le rassemblement devant le Medef.
- 13h00, Medef : Autour de 10 000 personnes ont répondu à l’appel des syndicats, le cortège se dirige vers les Invalides.
- 13h30, boulevard des Invalides : Les flics bloquent le cortège, il est décidé de se rendre en métro à République.
La mobilisation lycéenne :
- 7h20 : Lycées Maurice-Ravel : « Ravel contre la loi du travail » proclame une banderole.
- 8h50 : Une première liste des lycées bloqués :
Lycée Maurice Ravel (Paris)
Lycée Dorian (Paris)
Lycée Sophie-Germain (Paris)
Lycée Colbert (Paris)
Lycée Paul Valéry (Paris)
Lycée Voltaire (Paris)
Lycée Turgot (Paris)
Lycée Montaigne (Paris)
Lycée Charlemagne (Paris)
Lycée Lavoisier (Paris)
Lycée Louis Le Grand (Paris)
Lycée Hélène-Boucher (Paris)
Lycée Bergson (Paris)
Lycée Victor-Hugo
Lycée Évariste Galois (Seine Saint-Denis)
Lycée Flora Tristan (Seine Saint-Denis)
Lycée Newton (Clichy)
Lycée Louise Michel (Bobigny)
Lycée Samuel Becket (La Ferté-sous-Jouarre)
Lycée Jean-Zay (Aulnay-sous-Bois)
Lycée Fénelon (Paris)
Lycée Gabriel-Fauré (Paris)
- 9h15 : Malgré le mauvais temps, la mobilisation continue devant les lycées. « Il pleut, il fait froid, on sera plus forts que ça ! » chantent les lycéen-ne-s. Hormis la présence de militaires devant le lycée Boucher (Paris 20e) il n’y a pas de présence policière devant les lycées parisiens bloqués du 20e arrodissement de Paris.
- 10h00 : Le blocage des lycées continue. Au lycée Maurice Ravel on entend chanter : « On a froid, c’est la faute au patronat ! »
- 10h50 : Les lycéen-ne-s commencent à se rassembler Place de la Nation, pour ensuite partir en manifestation. Déjà quelques centaines de personnes sont sur place.
- 11h00 : Le rassemblement grandit, environ 1 000 personnes sur place. La police a tenté une interpellation à coups de matraque, qui a été empêché par les lycéen-ne-s. Une banderole est en train d’être déployée, le cortège ne va pas tarder à partir.
- 11h20 : La manifestation des lycéen-ne-s part sur le boulevard Diderot.
- 11h30 : Pendant que la bac fait quelques contrôles, l’ambiance est plutôt « festive », des fumigènes et pétards éclatent dans les grises rues parisiennes. Les lycéen-ne-s crient « El Khomri t’es foutue, la jeunesse est dans la rue ! »
- 11h45 : Le cortège, qui regroupe maintenant 2 500 personnes, marche sur le Faubourg Saint-Aintoine. « Le monde est à nous ! », « A bas l’Etat, les flics et les patrons ! ». Entre temps, un Hôtel Ibis a été coloré par quelques joyeuses peintures, les banques sur le chemin se font taguer.
- 12h00 : Sur une Caisse d’Epargne les étudiants écrivent « Détruisons ce qui nous detruit ». Au passage, une autre agence CIC a été bien repeinte. Le cortège arrive à Bastille, les flics bloquent la rue Saint-Antoine et les lycéen-ne-s repartent par le Boulevard Henri IV.
- 12h15 : Les flics bloquent le passage sur le Pont de Sully. Ainsi le cortège revient sur le Boulevard Henri IV, avec quelques charges des flics. Le but final sera de joindre République, où un rassemblement est prévu à 14h00.
- 12h30 : Le cortège se disloque en au moins deux morceaux. Un grand nombre de fourgons de flics est disposé tout au long de la rue Saint-Antoine, entre Bastille et Saint Paul.
- 12h40 : Finalement le cortège se rassemble rue de Turenne. Des infos circulent sur la fermeture du métro République.
- 13h00 : Les lycéen-ne-s arrivent à République aux cris de « Paris, Paris, soulève-toi ! ». La mobilisation continue, dans l’attente des grévistes, RDV sur la place à 14h00.
- 13h20, République : Attention : toutes les sorties du métro sont fermées.
- 13h30 : Sur la place il y a déjà plusieurs milliers de personnes, entre le cortège des lycéen-ne-s, le cortège de Paris 8, des organisations présentes sur place (Solidaires Etudiant-e-s, JC), etc. On attend les universitaires qui arrivent depuis Tolbiac et les grévistes, en ce moment sur la rue de Varenne vers le ministère du Travail.
- 14h45 : Un cordon de flics déployé en travers du Boulevard Voltaire. Ils reculent à l’avancée des manifestants, ce n’est qu’un encadrement de manif fait pour intimider.
- 15h20 : Le Boulevard Voltaire est noir de monde, on parle de plusieurs dizaines de milliers de manifestant.e.s.
- 16h30 : Tandis que l’avant du cortège est arrivé à Nation, une armée de baqueux remonte le long de la manif sur le trottoir de droite en direction de Nation. Plus loin, quelques banques se font défoncer.
- 17h00 : Place de la Nation, la fin du cortège arrive, la police protège les banques. La BAC intervient dans les cortèges pour attraper des gens (au moins 4 arrestations signalées).
10 mars :
- 12h00 Les lycéens de Colbert et de Voltaire sont partis en manif dans les rues de Paris. Un local du PS aurait été défoncé.
- 13h30 : Le lycée Montaigne à Paris est bloqué, pendant que 900 personnes sont présentes à l’Assemblée générale de Paris 8.
Toulouse :
Lundi 7 mars : AG à l’université Jean Jaurès du Mirail
20 000 manifestants pour le 9 mars.
Grève principalement à la SNCF et dans l’Education Nationale.
Lyon :
30 000 manifestants.
Lycées bloqués et AG à l’université Lyon 2
En fin de manifestation, les CRS et la BAC interviennent à coup de gaz lacrymogènes et flashball, au moins 3 arrestations et 2 blessés dont un hospitalisé.
- 11h30 : les lycées Lumière et Ampère, à Lyon, ont été bloqués ce matin tout comme le lycée de Saint Bel !
- 13h30 : énormément de monde place Bellecour.
- 14h20 : moment de speed au niveau du pont Galliéni à Perrache pour partir directement sur l’avenue Berthelot.
- 14h45 : d’après la CGT (et ce qu’on peut voir de la manif), ce serait plutôt 30 000 personnes dans les rues de Lyon !
- 14h50 : les flics tentent de bloquer le cortège à Jean Macé, mais ça part en manif sauvage direction place Guichard. Nouveaux slogans :
- « On fait ce qu’on veut, on est nombreux ! » ;
- « Police partout justice nulle part, à bas l’état d’urgence » ;
- « La jeunesse emmerde le Parti Socialiste ».
- 15 h : grosse présence policière à Saxe pour bloquer le cortège. Tendu mais finalement, les flics laissent passer.
- 15h15 : charges policières avec grenades lacrymogènes contre le cortège arrivé place du Pont. La queue de manif est toujours à Jean Macé.
- 15h20 : après avoir gazé les manifestant·es, les CRS se sont repliés. Le cortège continue sur Bellecour. La police tente apparemment d’empêcher tout départ vers la préfecture.
- 15h40 : hélico et lacrymos à Bellecour. Au moins 500 personnes sur place. Le cortège a été coupé en deux par la police. La CGT a semble-t-il quitté la manif à Jean Macé.
- 15h55 : la BAC est lâchée avec ses flashballs. Deux arrestations violentes au moins du côté de la place Antonin Poncet. Un jeune blessé, avec le crâne ouvert, coup de matraque apparemment.
- 16h20 : toujours 400 personnes déterminées place Bellecour. Les flics se sont un peu calmés mais sont en mode quadrillage.
- 16h30 : un manifestant, blessé un peu plus tôt, a été hospitalisé à cause d’un tir de flashball.
- 16h40 : la pluie glaciale finit le boulot de la police. Une centaine de lycéen·nes et étudiant·es restent sur la place, la plupart des autres personnes sont parties, notamment pour se rendre à l’AG. L’envie de continuer demain est sur toutes les lèvres.
- 21h45 : prochains rendez-vous d’après l’assemblée de Lyon réunie cet aprèm :
- 3 nouvelles manifs annoncées à Lyon : le 17 mars, puis le 24 mars et le 31 appelées par l’interorga interpro.
- AG étudiante le 15 à 12 h à Bron.
- 10 Mars : Manif des retraités à 14h départ sur les quais, en face de la préfecture
- 12 Mars : Appel national contre l’état d’urgence
- 15 Mars : Grève et manif du secteur social et médico-social, départ à 13h devant le siège de l’ADAPEI du Rhône
- 17 Mars : Manif contre la loi travail
- 22 Mars : Grève de la fonction publique
- 23 Mars Grève nationale de la Poste
- 31 Mars : Manif et mobilisation interprofessionnelle
Communiqué de l’AG :
Suite à la manifestation en opposition au projet de loi travail, une assemblée s’est réunie à la bourse du travail de Lyon pour discuter des suites de la lutte et exprimer sa solidarité, sans conditions, face à la répression.
Nous, manifestant-e-s, réuni-e-s en assemblée ce mercredi 9 mars à la bourse du travail de Lyon suite à la mobilisation massive contre le projet de loi travail, condamnons fermement les exactions des forces de l’ordre commises ce jour. Cela dans le simple but d’interdire au cortège l’accès au centre ville.
En effet, après une manifestation s’étant déroulée dans l’unité et le calme, nous déplorons que les forces de l’ordre aient été dans la provocation et que face à notre absence de réponse ces dernières aient procédé à des interpellations abusives, à l’usage de gaz lacrymogènes et à des tirs de flash-ball ayant fait plusieurs blessé-e-s dont au moins un grave. Dans un contexte de criminalisation systématique de nos luttes, cette répression s’inscrit dans une logique d’attaques sur tous les fronts de la part du patronat et de l’état. Nous soutiendrons sans réserve les interpellé-e-s et les blessé-e-s. Nous demandons l’abandon immédiat de toutes les poursuites et appelons d’ores et déjà à soutenir les interpellé-e-s lors de leur comparution.
Face à la répression, la solidarité est notre arme. Une attaque contre un-e seul-e est une attaque contre tou-te-s !
Tours :
Ce mercredi 9 mars, jour de mobilisation nationale contre la « loi Travail » présentée par la ministre Myriam El Khomri, 7 000 personnes ont manifesté à Tours. Une nouvelle manifestation est prévue jeudi 10 mars à 10h, au départ de la place Jean Jaurès.
Des lycéen-nes, des apprenti-es, des étudiant-es, des salarié-es, des retraité-es, des chômeur-euses… Des milliers de personnes se sont rassemblées place Anatole France à Tours pour manifester contre le projet de loi « Travail », qui vise à enfoncer encore un peu plus les salarié-es dans la précarité. Emmené par la détermination des lycéen-nes, le cortège s’est rapidement ébranlé vers la fac des Tanneurs, aux cris de « Les Tanneurs, avec nous ».
En début de matinée, les lycées Balzac, Paul-Louis Courier et Vaucanson avaient été bloqués par les élèves décidés à rejoindre la manifestation sans s’exposer à des heures de colle. Au lycée Jean Monnet, la direction de l’établissement avait apparemment fait appel à des agents de sécurité privé pour empêcher toute tentative de blocage. Placés à l’avant de la manifestation, les lycéen-nes et les étudiant-es ont mis une grosse ambiance, à coups de sifflets, tambours et slogans criés à pleine voix : « La loi Travail, on en veut pas ! », « Précarité, on n’en veut pas », etc. Derrière les lycéen-nes, les organisations syndicales (CGT, FO, SUD, FSU) avaient également largement mobilisé.
- Photo piquée sur le site internet de Solidaires 37
Le cortège est passé par les Halles, puis a rejoint la place Jean Jaurès par le boulevard Béranger, avant de remonter la rue Nationale. Arrivés place Anatole France, les manifestant-es se sont divisés, certain-es rejoignant l’amphi 1 de la fac des Tanneurs pour une assemblée générale. Là, les participant-es à l’AG, après un certain nombre de prises de paroles, ont voté :
- la reconduction du blocage des lycées
- le blocage de la fac
- une manifestation dès demain, jeudi 10 mars, au départ de la place Jean Jaurès, à 10h ; une manifestation des retraité-es est également prévue [1].
Les participant-es à l’AG ont massivement rejeté l’idée d’attendre le 17 mars pour poursuivre la mobilisation, alors que cette date commence à circuler dans certaines universités. La proposition d’organiser des actions, des manifs et des blocages tous les jours a été vivement applaudie.
Source : La Rotative.
Brest :
À la suite de l’Assemblée Générale à la fac de Lettres, les étudiant-e-s ont voté pour la grève générale
Après la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d’étudiant-e-s, de lycéen-nes, chômeur-euse-s et travailleur-euse-s précaires, une AG a été organisée dans l’Amphi Guilcher à la fac de Lettres et Sciences Humaines à Brest.
Après environ une heure et demi de débats, l’amphi qui était bien rempli, a voté à la quasi unanimité la grève générale.
Un communiqué plus précis sera produit collectivement demain, avec notamment un compte-rendu des débats (qui furent houleux et nombreux) ainsi que quelques propositions des actions futures envisagées par les étudiant-e-s.
Les étudiant-e-s tiennent aussi a apporter leur soutien, tant matériel, physique que moral, à la vingtaine de personnes en exil qui ont occupé la fac de Lettres dans la nuit de mardi à mercredi. Des papiers pour tout le monde ou pas de papiers du tout !
Les étudiant-e-s en lutte
Source : Brest médias libres.
St Etienne :
4 000 manifestant·es, le rassemblement s’est transformé en manif.
Annecy :
1500 personnes.
Chambéry :
À Chambéry, des lycéens de Vaugelas, Louis Armand et du Granier à la Ravoire ont organisé ce mercredi matin un blocus devant leurs établissements pour contester le projet de loi Travail présenté de la ministre Myriam El Khomri. Un mouvement qui s’est déroulé dans le calme avec des barrages filtrants. Les élèves qui le souhaitaient pouvaient rejoindre leur classe. En fin de matinée, les manifestants se sont regroupés devant le lycée Vaugelas où une centaine de lycéens se trouvaient aux abords de l’enceinte. Ils vont faire entendre leur voix cet après-midi dans le cortège d’opposants au projet de loi qui va partir de la place des Eléphants.
3000 manifestants dans les rues de Chambéry ce mercredi après-midi pour demander le retrait de la loi Travail. La jeunesse a pris la tête du cortège avec près de 300 lycéens et étudiants. La manifestation jusque là bon enfant a commencé à déraper devant les grilles de la préfecture secouée par un ou deux manifestants excités. Et où les policiers on été un peu chahutés notamment avec des jets de pétards.
Source Le dauhiné libéré.
3 lycées bloqués.
Rennes :
4 à 5000 personnes. AG à Rennes 2 aujourd’hui.
Rouen :
Entre 5000 et 10000 personnes. Jets d’œufs de peinture sur le locaux du PS.
Cherbourg :
Entre 700 et 800 personnes dont pas mal de lycéen-ne-s.