nov 282014
 

Ferguson s’embrase à nouveau après la remise en liberté du policier incriminé

La ville de Ferguson, dans le Missouri, attendait cette décision depuis trois mois et la mort de Michael Brown, un jeune Noir tué par la police. Elle est tombée, lundi 24 novembre.

Darren Wilson, l’officier accusé, ne sera pas poursuivi. Il n’aura pas à répondre de ses actes devant la justice, a annoncé le grand jury chargé de trancher sur la question. Les douze jurés, dont l’identité ne sera pas révélée, « ont déterminé qu’il n’y a pas de raison suffisante d’intenter des poursuites contre l’officier Wilson », a expliqué le procureur Robert McCulloch.

La famille du jeune homme s’est immédiatement dite « profondément déçue que le meurtrier de [leur] enfant n’ait pas à être confronté aux conséquences de ses actes » selon un communiqué révélé par leur avocat.

COMMERCES PILLÉS ET INCENDIÉS

Cette décision a été accueilli par la colère de centaines de manifestants, rassemblés à proximité du siège de la police de Ferguson.

Tandis que Barack Obama appelait au calme à la télévision, la police tiraient des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Une partie des personnes présentes se sont attaquées à des commerces, qui ont été pillés et incendiés, comme le montrent des photos prises par des personnes sur place.

La police, qui affirme avoir été la cible de tirs, a vu au moins deux de ses voitures incendiées.

Ce scénario était celui redouté par la ville, qui avait déjà connu des nuits d’émeutes. Le maire de la ville a interdit les vols au-dessus de la ville pendant six heures. Prévoyant ces débordements, le gouverneur du Missouri avait décrété l’état d’urgence, mobilisé la garde nationale et renforcé les effectifs de police, a prévenu que les forces de l’ordre auraient recours à tous les moyens disponibles « si les gens sont violents ou menacent la propriété privée ».

Après l’annonce de la remise en liberté du policiers, de nombreuses manifestations ont été organisées dans plusieurs grandes villes du pays, de New York à Los Angeles.

UNE ENQUÊTE FÉDÉRALE SE POURSUIVRA

Depuis le 9 août, date de la mort par balles de Michael Brown, deux versions s’opposent sur le scénario de la dispute. Le policier Darren Wilson affirme avoir agi en légitime défense après avoir été frappé par le jeune homme qui aurait tenté de prendre son arme.

L’homme qui accompagnait Michael Brown affirme, lui, que ce dernier a été tué de sang-froid par le policier, alors qu’il avait les mains en l’air.

Pour tenter d’éclaircir les circonstances de l’altercation et le déroulement des événements, le grand jury a entendu une soixantaine de témoins, 70 heures durant, examiné des centaines de photos et d’éléments à charge et écouté trois médecins légistes. Il en a conclu qu’aucun élément ne permettait d’inculper le policier, évoquant des témoignages qui ne correspondaient pas aux preuves physiques, et notamment à l’autopsie pratiquée sur la dépouille de Michael Brown.

Parallèlement, une enquête fédérale sur l’affaire se poursuit, « elle est indépendante par rapport à l’enquête locale depuis le début et le restera », a cependant déclaré le ministre de la justice américaine, Eric Holder.

Publié par le savoir-faire français (leur Monde, 25 novembre 2014)

Ferguson : la police ciblée, une douzaine d’immeubles incendiés

À Ferguson, suite à la décision de la justice américaine de ne pas poursuivre le policier blanc mis en cause pour la mort de Michael Brown, la police a été la cible de nombreux tirs tandis qu’une douzaine d’immeubles ont été incendiés.

Le chef de la police du comté de Saint Louis, John Belmar, a indiqué aujourd’hui lors d’une conférence de presse que vingt-neuf manifestants ont été arrêtés. Aucun mort n’a été signalé.

Publié par le savoir-faire français (LeFigaro.fr avec l’Agence Faut Payer, 25 novembre 2014 à 09:23)

Source : Jura libertaire.

 

CRAN a publié 75 articles

[Collectif inactif et plutôt en sommeil depuis plusieurs mois] ----------- Nous nous sommes organisé-e-s en collectif depuis 2007. Nous sommes principalement caennai-se-s. Pour certain-e-s d’entre-nous la lutte anti-nucléaire n’est pas nouvelle. Nous étions un certain nombre par exemple à organiser un espace autonome avec la coordination contre la société nucléaire au sein du Village Alternatif Autogéré et Anti-Nucléaire d’avril 2006 à Cherbourg. Nous nous sommes réuni-e-s autour d’un projet commun contre le nucléaire et la société dans laquelle il se développe. Pour affirmer notre refus du nucléaire et de ses désastres quotidiens de la Biélorussie à Cherbourg. Pour dénoncer la prolifération de l’armement nucléaire et le développement de la société de contrôle social et policier qui lui sont intimement liés. Pour s’opposer à la dictature de son armada d’experts et l’expropriation de nos propres vies qui s’y déploient. Également pour remettre en lumière le lien entre nucléaire et capitalisme et insister sur la nécessité de rompre avec la notion de développement fut-il durable… Nous nous sommes réuni-e-s également autour de pratiques communes : l’action directe contre les nucléocrates et leurs entreprises de destruction du vivant, le refus des logiques électoralistes et du fétichisme organisationnel (politique ou syndical), la réappropriation de l’histoire de la lutte antinucléaire, à travers la réédition de textes anciens ou plus récents, l’échange d’infos et d’analyses sur la question du nucléaire.