Athènes : affrontements devant le Parlement contre l’austérité de Syriza

 Posted by on 16 juillet 2015 at 18 h 38 min  Actualité Internationale  Commentaires fermés
juil 162015
 

Grèce : des échauffourées ont éclaté devant le Parlement

AFP, mercredi 15 juillet 2015 à 23h06

Des échauffourées entre la police et des manifestants armés de cocktails molotov ont éclaté à Athènes mercredi soir à l’issue de manifestations contre le nouveau plan d’aide à la Grèce que le Parlement doit adopter avant minuit.

Place Syntagma, où siège la Vouli (le parlement grec), plusieurs dizaines de jeunes gens casqués et masqués ont jeté des pierres et des engins incendiaires, à la fin d’une manifestation qui avait rassemblé quelque 12.000 personnes selon la police.

Des distributeurs de banques ont également été endommagés. Dans le quartier touristique de Plaka, au pied de l’Acropole, des heurts ont également opposé la police à des jeunes encagoulés qui ont mis le feu à au moins deux véhicules.

Des abribus et des devantures de magasins ont également été endommagés aux abords de la station de métro Acropolis. Quatre policiers et deux photographes de l’AFP ont été légèrement blessés dans ces affrontements et la police a annoncé avoir procédé à 40 interpellations.

Le calme semblait revenu vers 19h30 GMT dans la capitale grecque.

« Non aux privatisations, sauvons les ports, la (compagnie nationale d’électricité) DEI, les hôpitaux ! « , pouvait-on lire sur une banderole déployée devant le Parlement convoqué pour voté en procédure d’urgence l’accord trouvé lundi à Bruxelles en échange de nouveaux prêts d’environ 90 milliards d’euros et d’un rééchelonnement de la dette.

« Abolition du mémorandum, effacement de la dette« , réclamait Adedy, le puissant syndicat de la fonction publique.

Le Premier ministre Alexis Tsipras doit faire face à une fronde politique issue de son propre parti Syriza et au mécontentement de nombreux Grecs qui s’estiment trahis par l’accord de Bruxelles, jugé encore plus sévère pour leur pays que celui qu’ils avaient rejeté par référendum le 5 juillet.

Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a déclaré pendant les débats parlementaires que ce n’était « pas un bon accord » mais que le gouvernement emmené par Syriza n’avait « pas eu le choix« , à moins de précipiter la Grèce hors de l’euro.

Par ailleurs, une grève dans la fonction publique grecque a ralenti mercredi l’activité des transports ou des hôpitaux.

Alexis Tsipras sous haute pression

Les premières mesures de l’accord entre la Grèce et ses créanciers doivent donc être adoptées ce mercredi soir par le Parlement grec, avec un risque pour Alexis Tsipras d’en sortir affaibli, mais dans des proportions surmontables.

Clé de sa démonstration de bonne volonté aux créanciers, avant d’espérer obtenir dans quelques semaines un troisième plan d’aide d’au moins 80 milliards d’euros, le gouvernement de M. Tsipras devait faire adopter « d’ici au 15 juillet » un premier train de mesures. Il s’agit notamment d’une hausse de la TVA, et de l’adoption d’une règle d’or budgétaire.

Techniquement, le texte risque plutôt d’être adopté le 16, car à 17h00 GMT (19h en Belgique) le débat n’avait pas commencé, les questions de procédure n’étant pas complètement réglées.

Ce n’est pas gagné, Varoufakis pas tendre

Reste à savoir qui des 300 députés votera pour. Les grands partis d’opposition, Nouvelle Démocratie (conservateurs), Pasok (socialistes) et Potami (centre-gauche), réunissant 106 députés à eux trois, y ont appelé.

« Les députés de Nouvelle Démocratie votent toujours selon leur conscience, et celle-ci dit oui à la poursuite du parcours européen du pays », a déclaré Evangelos Meimarakis, le président du parti par intérim.

Du côté de la coalition gouvernementale, composée du parti de gauche radicale Syriza de M. Tsipras (149 députés) et de l’allié de droite souverainiste ANEL (13 députés), le comportement lors du vote à venir était moins clair.

Chez Syriza, 32 députés avaient manifesté des réticences (15 « oui mais », 2 non, 8 abstentions et 7 absents) lors du vote sur le principe-même des négociations du week-end, vendredi dernier.

Mercredi, l’une des positions les plus tranchées a été celle de la ministre adjointe des Finances Nadia Valavani, qui a rendu son portefeuille, estimant que « la solution qui nous est imposée aujourd’hui d’une façon si déprimante, n’est pas viable ».

Quant à l’ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis, que M. Tsipras a qualifié mardi « d’excellent économiste, mais pas bon politique », il a comparé l’accord à « un nouveau traité de Versailles », et l’a reproduit sur son blog, entièrement annoté de critiques en rouge, prévenant l’internaute « Lisez ça et pleurez ».

Mais personne ou presque n’a vraiment dit ce qu’il voterait.

Source : Brève du désordre.

Voyageurs de la mémoire.

 Posted by on 16 juillet 2015 at 18 h 23 min  Contre les religions  Commentaires fermés
juil 162015
 

jeudi 16 juillet 2015

Le 1er juillet 1766 , le chevalier de la Barre, accusé d’avoir brisé un crucifix, eut à 19 ans la langue et la main droite tranchées avant d’être brûlé vif. Un groupe a récemment perpétué son souvenir par quelques sacrilèges amusants, qualifiés par les torche-cul locaux de « sataniques », il nous a fait parvenir un dossier, dont nous publions les extraits suivants :

Les diverses actions d’hygiène individuelle que nous avons menées se sont d’abord fait connaître par les dégâts causés dans le paysage après notre passage, du pic Saint-Loup à Rocamadour, de Golfech à Paris. C’était sous-estimer la volonté d’être qui nous anime. Notre chahut est doublement profane : il s’en remet au hasard, c’est-à-dire à l’absence de causes particulières, et il enfreint la loi du travail, qui se fonde sur la nécessité d’une causalité. Notre jeu est en dernière instance, négateur de Dieu ! Jouer c’est disposer de soi ! […] Nous n’avons d’autre motivation que de manifester par nous-mêmes et pour nous-mêmes, une totale indépendance d’esprit et un désaccord tranquille avec ce monde.

Nous n’avons que faire de textes ou d’actions dénués d’humour et de vie, au langage imbitable, ne circulant la plupart du temps que dans le milieu spécifique de la mouvance qu’ils représentent. Nous ne cherchons pas non plus à être reconnus par les médias, mais, à travers le scandale, que nos actes soient connus du plus grand nombre. Qu’à travers le mensonge régnant, on arrive à faire savoir à des inconnus, que l’on peut faire autre chose que s’ennuyer au travail, sur sa planche à voile ou en regardant la télé.

Les Amis du Chevalier de la Barre.

SagaJe pris, après six jours de réflexion, le parti de faire le mal par dessein, ce qui est sans comparaison le plus criminel devant Dieu, mais ce qui est sans doute le plus sage devant le monde.
Cardinal de Retz.

19 février 1989 : dans la nuit, la gigantesque croix qui triomphe en haut du pic St-Loup, à 80km de Montpellier, est mise à bas.
Nuit du 4 août 1989 : en un clin d’œil, lors de la célèbre nuit de l’abolition des privilèges, un groupe de statues du chemin de croix de Rocamadour, à 40km de Brive, est décapité.
Novembre 1989 : tentative de déstabilisation de l’arrogance nucléariste, à la centrale nucléaire de Golfech, à 80km d’Agen. Envoi d’une lettre de menace de sabotage à la direction de la centrale. Copie de cette lettre est envoyée à Libération, au Canard Enchaîné et à Mgr Lustiger. A chacun de ces quatre envois, et en guise d’authentification, est jointe une tranche de tête provenant d’un des décapités de Rocamadour. Quelques jours plus tard, un cadre de la centrale de Golfech, dans une lettre ouverte au public, fait part de son inquiétude aux autorités.
28 avril 1990 : au pied de la Basilique de Montmartre, le socle de la statue du chevalier de la Barre demeure désespérément vide depuis de nombreuses années. Au petit matin, dans les brumes parisiennes, les « Amis du Chevalier de la Barre » scellent sur le socle une des têtes de saints décapités à Rocamadour, et apposent une plaque rappelant les actions entreprises.
4 juillet 1990 : une tête décapitée à Rocamadour et une plaque commémorative sont apposées en un lieu discret, déjà consacré par des libres penseurs du début du siècle à la mémoire du chevalier de la Barre. Qui trouve où, a gagné !

[Extrait de Mordicus n°2, janvier 1991.]

Source : Non fides.

juil 162015
 

Il y a deux ans, Clément Méric, jeune militant antifasciste, mourrait sous les coups d’une bande de skinheads néonazis rue Caumartin à Paris. Alors que nous venons de lui rendre hommage, il est temps de faire un point sur l’avancée de l’enquête, et de dénoncer ainsi quelques contre-vérités principalement diffusées par les réseaux d’extrême-droite et relayées dans les médias(1).
« La responsabilité de la confrontation est à chercher du côté des antifascistes »
C’est en substance ce que racontait il y a encore quelques jours la défense d’E. Morillo devant la caméra de l’AFP. Elle fait là certainement référence à la réaction outrée d’un des amis de Clément lors de l’arrivée des skinheads à la vente privée de la rue Caumartin. L’enquête a établi que l’un de ceux-ci arborait sur son T-shirt le slogan « Par le sang et par l’honneur », devise des Jeunesses hitlériennes. Réagir face à des affichages néo-nazis, ne pas baisser les yeux et ne pas rester silencieux, ce n’est pas une provocation, c’est une réaction saine.
Immédiatement avant d’agresser Clément, E. Morillo avait eu une conversation téléphonique avec son chef, Serge Ayoub. L’un des témoins raconte qu’après avoir raccroché, il a enfilé un poing américain à la main droite et dit au reste de la troupe « on y va ». Il serait vraiment intéressant de savoir ce que se sont dit ces deux hommes liés par une forte relation hiérarchique…
« Clément Méric et ses amis attendaient les skinheads pour en découdre »
Voilà ce qu’on peut lire ou entendre dans toute la presse, de Libération à Minute… Or, c’est faux. Le groupe attendait simplement que les néo-nazis quittent la vente privée pour que Clément, qui venait de les rejoindre, puisse faire ses courses en toute quiétude. C’est d’ailleurs pourquoi ils se tenaient à une certaine distance du lieu de la vente.
Une rencontre avec les néo-nazis leur semblait même impossible : ils avaient signalé à l’un des vigiles de la vente, qui était venu à leur rencontre, la présence de poings américains dans les sacs des skinheads (ces derniers avaient laissé voir ces objets en les glissant dans leurs sacs à l’entrée de la vente) afin qu’il prévienne deux policiers qui se trouvaient sur place. Le vigile n’en a rien fait, et quelques minutes après le départ des policiers, les skinheads sont sortis avec leurs armes.

« Le groupe de Clément Méric attendait des renforts »
Bien que l’on puisse le lire ici ou là, cette première intuition des policiers n’a jamais été confirmée par l’enquête qui a procédé à une analyse approfondie des téléphones. Et il est établi que personne n’est arrivé en renfort du côté des antifascistes.
A l’inverse, Morillo et deux autres personnes ont reconnu être venus sur les lieux pour prêter main forte aux skinheads, à leur appel.
« Les skinheads se sont défendus contre une agression des antifas »
C’est la thèse de l’inversion des rôles entre agresseurs et agressés largement diffusée par les milieux d’extrême-droite (2).
En sortant de l’immeuble de la vente pour - selon leurs dires - rejoindre le métro, les skinheads ont pris vers la gauche en direction du groupe des antifas, alors que l’entrée de métro la plus proche - visible de cet endroit - se trouvait à l’opposé, sur leur droite, direction vers laquelle un vigile leur avait conseillé d’aller.
Contrairement à ce qui est également parfois prétendu, le groupe de Clément n’a à aucun moment barré la route à celui d’E. Morillo. Les enregistrements de vidéosurveillance (3) montrent que l’agression a eu lieu au pied du mur de l’église où patientaient Clément Méric et ses camarades depuis plus de quarante minutes, et non au milieu de la voie comme le prétendent les skinheads. Il est donc établi qu’E. Morillo et ses comparses se sont délibérément dirigés vers les antifascistes.
Et c’est bien E. Morillo qui a porté le premier coup, comme il l’a lui-même avoué aux enquêteurs.
« Les skinheads n’étaient pas armés »
Il est acquis que S. Dufour l’était puisqu’il s’est vanté dans un SMS d’avoir utilisé un poing américain (aveu corroboré par des témoignages, parmi lesquels celui d’E. Morillo lui-même). Quant à E. Morillo, qui reconnaît avoir porté à Clément le coup qui l’a tué, un vendeur et plusieurs passants affirment l’avoir vu un poing américain à la main.
Il y a aussi, et surtout, ces marques significatives sur le visage de Clément : des marques rectangulaires ponctuées de 2 cm sur 6 cm et de 2 cm sur 8 cm, qui devraient laisser peu de place au doute. Pourtant, se fondant sur les hésitations initiales du rapport d’autopsie, les expertises de médecine légale déjà réalisées ont renoncé à prendre clairement position : elles refusent de conclure formellement à l’usage d’un poing américain, sans pour autant en exclure la possibilité. De nouvelles expertises sont attendues pour clarification.
« Clément Méric est mort… » « accidentellement » ou « en chutant »
On a souvent évoqué la présence d’un poteau ou d’une poubelle à proximité de l’endroit où Clément s’est effondré et expliqué que c’est en se cognant la tête sur l’un des deux objets qu’il s’était tué. En réalité, Clément est tombé directement à terre sous le coup de son agresseur. Si le choc reçu à l’arrière de la tête au contact du sol pouvait avoir de graves conséquences, il est acquis, et cela a été clairement indiqué dès le début de l’enquête, que c’est le coup violemment porté au visage - sur l’arête du nez - qui l’a tué. La mort de Clément n’est pas un accident ; elle résulte bien d’un geste volontaire.
L’établissement de la vérité concernant la mort de Clément est un long combat contre la dissimulation, la diffamation et l’intoxication médiatique. Il est éprouvant, mais nous le mènerons jusqu’au bout.
Les parents de Clément Méric et ses amis présents lors de l’agression Juin 2015

Notes :

1 Nos propos s’appuient sur l’instruction pénale qui est toujours en cours et devrait se prolonger encore plusieurs mois, du fait des nouvelles investigations prévues ; la tenue du procès d’assises ne doit donc pas être attendue avant 2016.

2 Ainsi, l’opération « La vidéo de l’agression a parlé », trois semaines après la mort de Clément, tentait de présenter les agresseurs en situation de légitime défense. Il était prétendu au sujet des images de vidéosurveillance qu’elles « montrent un Clément Méric provocateur » et paraissent  » conforter les arguments des militants d’extrême droite selon lesquels ils n’avaient fait que répliquer aux attaques des militants antifascistes ». Rien dans le dossier ne vient étayer ces allégations mensongères. Cette manipulation, probablement initiée par des relais de l’extrême droite dans la police, avait été, avec la complicité de RTL, relayée sans précaution par la plupart des médias, bien que contredite par des responsables de la police judiciaire.

3 La vidéo est visible dans l’enquête de Thierry Vincent « Les violences de l’extrême droite – Le retour » diffusée par Canal + le 24 novembre 2014 dans le cadre du magazine « Spécial investigations ».

Source : CRAS.

juil 162015
 
1268-46

A la suite un texte cosigné par RESF et d’associations grenobloises suite à l’expulsion d’un squat et à l’occupation d’un terrain dans les jours qui ont suivi. Bien qu’il soit difficile de souscrire à l’arsenal revendicatif final du texte (doit-on attendre de l’Etat qu’il nous offre un droit au logement, qu’il réquisitionne - puisque la réquisition est une mesure légale - qu’il offre des logements qu’il juge digne et pérennes , doit on accepter les expulsions suivies de propositions de relogements ? A ce propos on peut lire : https://sous-la-cendre.info/2320/contre-les-proprietaires-et-le-capital-guerre-sans-merci ) le communiqué de soutien d’associations locales en lutte a le mérite de marquer la solidarité, de dénoncer la collusion des administrations d’accompagnement social et des visées policières .

Fontaine : Expulsion du squat Joliot-Curie, Occupation du terrain au 4 rue Pierre Courtade

12 juillet 2015, Communiqué suite à l’occupation du terrain au 4 rue Pierre Courtade à Fontaine

Les collectifs RESF de St Martin le Vinoux, St Egrève et Fontaine, Patate Chaude et Hébergement-Logement, soutiennent l’occupation du terrain appartenant à l’Etablissement Public Foncier Local (la Métro) situé au 4 rue Pierre Courtade à Fontaine.

Le 9 juillet, les familles encore présentes au squat du 143 boulevard Joliot Curie de Fontaine - qu’une soixantaine de personnes occupait depuis plus d’un an - ont été expulsées. Certaines de ces familles sont sur l’agglomération depuis plus de 8 ans et ont connu de multiples expulsions.

Une fois encore, les pouvoirs publics (Etat, Ville de Fontaine, Conseil Départemental) ont conjointement choisi d’appliquer une politique qui expulse à tout va, se déchargeant mutuellement de leurs responsabilités (en renvoyant les personnes en Roumanie, on soulage les institutions de leurs obligations quant à la protection sociale des populations). Une tente a été placée au portail de la maison pour que les agents de la préfecture puissent examiner la situation administrative de chacun.e et distribuer des OQTF. Le partage d’informations entre collectivités et Préfecture, et notamment la communication des diagnostics sociaux réalisés par le CCAS ( au nom d’un travail d’insertion…) permet entre autres d’associer les expulsions des lieux aux expulsions du territoire.

33 personnes dont 12 enfants étaient présentes lors de cette expulsion. 10 personnes se sont vues remettre des OQTF à 30 jours. 2 familles, vont bénéficier de quelques nuits d’hôtel et sont emmenées par des bus affrétés par le CCAS ; une famille, qui devrait intégrer un appartement dans le cadre du dispositif MOUS1, est logée temporairement dans un appartement. 16 adultes et 7 enfants ont été remis à la rue, laissés sur le trottoir avec les affaires qu’ils pouvaient porter et que la police les a laissées prendre.

Qui peut imaginer que ces personnes vont disparaître du paysage ? Les pouvoirs publics semblent l’espérer…

Sans aucune autre solution, toutes les personnes expulsées ont rejoint le terrain du 4 rue Pierre Courtade à Fontaine occupé depuis mardi, suivies par des membres des collectifs RESF St-Martin-Le-Vinoux/St Egrève et Fontaine, La Patate chaude et Hébergement/logement venu.e.s les soutenir.

La solidarité n’a pas tardé à s’organiser, se substituant une fois encore aux obligations de protection de ses habitants pour le maire, de protection de l’enfance pour le Conseil Départemental, d’inconditionnalité de l’hébergement pour l’Etat… Chacune de ces institutions construit son propre discours pour justifier de son désengagement. Protégeant ici ou là quelques familles de manière aléatoire, elles abandonnent ainsi une véritable politique sociale au profit du bon vouloir charitable, de l’arbitraire et des impératifs médiatiques.

Jeter des gens sur le trottoir parce qu’ils sont roms, migrants, pauvres ou « non intégrables » en les rendant responsables de leur misère devient la réalité communément admise, partagée et défendue, toutes tendances politiques confondues. C’est ainsi que l’on construit des catégories d’individus déshumanisés qu’on peut en toute bonne conscience priver de l’accès au droit commun.

Cette logique des pouvoirs publics laisse à penser que les « riverains » sont dans leur bon droit quand ils mettent en balance leur tranquillité avec l’accès aux droits élémentaires des plus précaires, développant ainsi une idéologie fascisante alors même que les politiques s’en défendent.

Il y a pourtant de la place pour tout le monde. C’est une question de choix politique et de répartition des richesses.

Un toit, c’est un droit.

Pas d’expulsion sans relogement.

Réquisition de bâtiments et terrains vides.

Respect des droits fondamentaux des occupant-e-s de terrains et maisons vides dans l’attente de solutions de relogement dignes et pérennes.

Nous appelons les organisations à venir rencontrer les habitant-e-s du terrain, au 4 rue Pierre Courtade, en face du parking du Géant Casino Fontaine, afin d’apporter leur soutien politique et logistique le plus rapidement possible.

Contacts :

Pour les médias : 07 55 70 39 31

Pour les associations : 07 83 03 57 28, O6 10 89 07 95, 07 81 87 23 43

Collectifs RESF Fontaine/St-Martin-Le-Vinoux /St Egrève, La Patate Chaude, Hébergement-Logement

Journal_de_bord_occupation_4_rue_P_courtade.odt

Source : Indymédia Grenoble.

juil 162015
 

Du 15 au 18 Juillet, Chambar sur les Chambarans

Bien que l’appel à soutien sur la ZAD du Collectif de soutien Grenoblois soit maintenu, et que les occupants de la forêt maintiennent leur appel à l’occupation de la Zone à Défendre de Roybon aujourd’hui et ce jusque l’abandon définitif des projets de construction de Pierre et Vacance dans la forêt des Chambarans…
DU 15 AU 18 JUILLET : CHAMBAR SUR LES CHAMBARANS !!!

Après 8 années de bataille face au géant Pierre & Vacance, spécialiste du saccage de l’environnement et de détournement de l’argent public, une étape décisive se joue jeudi 16 Juillet au tribunal de Grenoble.

Proposition : ENRACINONS LA RESISTANCE !

Retrouvons-nous à la maison de la Marquise pour unir nos forces et nous retrouver dans une ambiance champêtre et familiale.

AU PROGRAMME :

Mercredi 15 Juillet :

Projection en extérieur du film « Ne vivons plus comme des esclaves » de Yanis Youlountas.

Jeudi 16 Juillet :

Date limite du délibéré du tribunal administratif : Fêtons ensemble la victoire !!! Fête de village à l’ancienne : Jeux, pétanque, mât de cocagne, ventrigliss, course en sac, apéro electro !!!

Vendredi 17 et Samedi 18 Juillet :

Débats, échange de savoir, ateliers de grimpe, graffiti végétal, balades natures, alternative énergétiques, survie…

scène ouverte à tout et tout le week end !!

CONCERTS : Until Man Exist No More , Companikta + pleins d’autres !!

Source : Rebellyon.
juil 162015
 

 

Depuis quelques mois, un mystérieux « Mouvement du 14 juillet » est apparu sur les réseaux sociaux, promettant la révolution pour le 14 juillet. Les individus qui étaient derrière cette initiative ont rapidement été identifiés, des gens traînant dans les milieux conspis et la « dissidence ». Cela s’est rapidement vérifié avec les apparitions médiatiques des portes-paroles du Conseil National de la Transition, organisateur de cet appel, dans les médias type Agence Libre Info, MetaTV, Bob vous dit toute la vérité, Cercle des Volontaires… Tombée quasiment dans l’oubli à quelques jours du 14 juillet, cette initiative a rapidement été remise au goût du jour par des articles dans la presse grand public, parlant de « coup d’État » pour le 14 juillet. Restait à savoir ce que ça allait donner…

La révolution façon Mouvement du 14 Juillet, une bière à la main …

Mêlés à la foule des touristes et des spectateurs dans les rues de Paris, les sympathisants du Mouvement du 14 juillet étaient, malgré tout, facilement identifiables grâce aux tracts qu’ils laissaient derrière eux, dont les thématiques trahissaient leur milieu d’origine[1]. On a finalement retrouvé quelques dizaines de personnes ayant répondu à l’appel devant l’Assemblée Nationale (bâtiment qui visiblement n’était pas connu de toutes les têtes pensantes du mouvement, puisque l’un d’eux n’arrêtait pas de demander à ses camarades où se trouvait l’Assemblée Nationale … ). On pouvait également y croiser des membres du Cercle des Volontaires et de l’Agence Libre Info. Malgré leur tentative de « soulever le peuple », ils ont fait un bide, un peu comme un autre groupe sur les Champs Elysées qui avaient ressorti les t-shirts « Hollande dégage » de la Manif pour Tous et de Jour de Colère. Jusque-là, sans surprise, leur apparition était à l’image de tout mouvement existant par et pour les réseaux sociaux, c’est-à-dire nulle.

L’Agence Info Libre, soutien médiatique du Mouvement du 14 Juillet, représenté par Jonathan Moadab

assemblée nationale 2

Le Mouvement du 14 Juillet devant l’Assemblée Nationale

 

C’est dans l’après-midi que ce mouvement a pris une autre tournure, quand il a réussi à rassembler un peu plus de 2000 personnes dans le quartier Saint-Lazare. Après avoir tenté de se diriger en direction de l’ambassade des États-Unis, les manifestants se sont fait repousser par les gendarmes mobiles rue Berri, où il y eut quelques échanges de claques. Puis la manif sauvage est partie en direction de la place de Clichy.

Le Mouvement du 14 Juillet bloqué place Henri Bergson

Alors que n’importe quelle manifestation antifasciste, anticapitaliste ou en soutien au peuple palestinien est fortement encadrée par les forces de l’ordre dans les rues de Paris, on notera qu’une manifestation aux revendications réactionnaires a pu déambuler dans les rues du Nord de Paris sans être inquiétée.

La manif à Pigalle

 

 

 

A Barbès

Boulevard Magenta

Le cortège s’est disloqué autour du boulevard Magenta pour se diriger place de la République, tandis que de petits groupes partaient se rassembler devant les locaux des chaines d’infos comme BFM TV, pour faire parler d’eux. Le soir, ils ont essayé de se retrouver sur le Champ de Mars afin de profiter de la foule venue assister au feu d’artifice, permettant ainsi de s’auto-persuader qu’ils ont réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Au final, que dire de cet évènement ? Derrière la composition hétéroclite des manifestants (on a pu apercevoir des têtes connues et un service d’ordre chargé d’encadrer la manifestation) on ne peut que constater la victoire du vide devant tant de pauvreté politique au niveau du discours, car avec des slogans comme « la police avec nous » (enfin ça, c’était avant les baffes) et « on ne fait pas de politique », le moins que l’on puisse dire, c’est que ça sonnait plutôt creux. Et c’est peut-être le plus inquiétant : voir autant de gens répondre à un appel sans contenu…

La Horde.

Source : La Horde.