La police assassine… Encore.

 Posted by on 8 septembre 2015 at 22 h 21 min  A la une, Actualité nationale, Flicage / Répression / Carcéral / Sécuritaire  Commentaires fermés
sept 082015
 

La police tue, elle l’a toujours fait. Si elle a des armes, c’est pour s’en servir. Entre 2000 et 2014, plus de 127 personnes ont été tuées par la police, la plupart issus de l’immigration. Ce ne sont pas des bavures, c’est la violence quotidienne de l’Etat exercée au nom du maintien de l’ordre qui aboutit à tous ces morts.

Il y a un an, c’est Rémi Fraisse qui s’écroulait, les poumons éclatés par une grenade offensive lors d’affrontements contre la construction d’un barrage au Testet. En mai dernier, un procès avait lieu à Rennes pour les deux policiers impliqués dans la mort de Zyed et Bouna, les deux gosses pris en chasse par les flics et morts électrocutés en novembre 2005 à Clichy. Le procès s’inscrit dans la routine de la violence d’Etat : relaxe. Il n’y aura jamais rien à attendre de la Justice des tribunaux. La justice s’obtient dans les luttes.

L’an dernier, nous étions plusieurs à descendre dans la rue après l’assassinat de Rémi Fraisse. Il n’y aura pas de retour au calme, disions-nous. Il est temps de s’en souvenir.

 

Jeudi 3 septembre après midi à Ste Foy-les-Lyon, Mehdi Bouhouta 28 ans a été tué de 2 balles en pleine tête par un inspecteur de police d’Oullin.

Mehdi est la 4ème personne assassinée par la Police Française dans le Rhône en moins d’un an !!

Si médias et politiques s’insurgent des meurtres policiers aux USA, quand cela se passe en France, les mêmes s’acharnent à démontrer que les personnes n’étaient que des délinquantes qui auraient eu « que ce qu’elles méritent » !

Pourtant, les véritables délinquants impunis multirécidivistes et assassins sont bien les flics !!

La mort de Medhi n’est pas un cas isolé, ou une bavure accidentelle :

le 31 Mars 2015 dans le 5ème arrondissement la police prend en chasse un jeune de 30 ans et le pousse vers la mort (voir Révolte anti-flics à la Duchère après un meurtre policier ! )

le 17 février 2015 à Romans-sur-Isére, Elyès 14 ans fait le tour d’un parking en voiture, la BAC le prend en chasse, il percute un arbre et meurt sur le coup (voir A Romans-Sur-Isère, la police tue, encore.)

le 12 octobre 2014, dans le 7ème, un équipage de 4 flics pourtant armés de taser assassine de 4 balles dans le dos un homme de 42 ans en crise psychotique

Depuis 2000, c’est plus de 127 personnes qui ont été ainsi tuées par la police en France

Si les médias se sont empressés de faire le CV complet de Medhi, aucune information sur le flic n’est sortie et l’histoire racontée ne ressemble en rien à la version de son frère Hamid.

(article de CASAO La haggra sur Rebellyon.info)

 

Article original et vidéo avec le témoignage de son frère :

 

http://rebellyon.info/Mehdi-Bouhouta-28-ans-assassine-par-la

 

Docs sur la répression et les assassinats par la police :

 

http://rebellyon.info/IMG/pdf/z8_bavure.pdf

 

http://rebellyon.info/IMG/pdf/z8_chronologie.pdf

 

sept 082015
 

 

Littéralement le Parti de Dieu (Hizb Allah), le Hezbollah se décline en deux silhouettes, une branche civile qui peut être comparée à un parti politique, et une branche armée, sa nature première. Il fut créé lors de l’invasion israélienne du Liban en 1982, d’emblée financé par l’Iran et la Syrie qui resteront jusqu’à aujourd’hui ses principales sources de financement avec entre autres, le commerce de diamants, le racket et autres sources de financement occultes comme le trafic international de drogue (notamment avec des filières démantelées en juin 2005 au Brésil et en Équateur). La branche armée du mouvement politique chiite libanais serait aujourd’hui plus puissante que l’armée nationale libanaise.

De plus, le parti joue un rôle social important au Liban. Il y est le premier employeur , il a aussi permis la création d’hôpitaux, d’orphelinats, d’écoles, de soupes populaires et autres services rendus à la population en échange d’une adhésion idéologique au national-islamisme du parti. Seulement le Hezbollah n’est pas un mouvement social implanté localement et attirant la sympathie puisque son traitement des civils passe aussi parfois par leurs utilisation en bouclier humain, provoquant la mort de nombreux libanais civils. Pourtant le Hezbollah, par ses fait d’armes contre l’armée israélienne, s’attire la sympathie de nombreuses puissances politiques arabo-musulmanes, mais aussi de nombreuses organisations d’extrême gauche, ou d’extrême droite notamment en France. C’est aussi le cas du Hamas, acronyme partiel de harakat al-muqâwama al-’islâmiya (« mouvement de résistance islamique ») mouvement islamiste palestinien sunnite important dont les attaques de sa branche armée, tout comme le Hezbollah, visent indistinctement civils et militaires israéliens.

Comment la majorité de l’extrême gauche et une partie du mouvement libertaire peut elle se solidariser avec ces partis totalitaires et ultra-religieux ? Cette solidarité, c’est « l’anti-impérialisme des imbéciles » [1]. Un alter mondialisme qui dérive et dérape. Qui dérape lorsque son anti-sionisme se mue en un antisémitisme, somme toute, assez classique dans l’histoire de la gauche. Qui dérive lorsque ses prémisses sont invalides. En effet, pour ces gens, « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». La politique déplorable du commandement israélien les poussent à soutenir toute forme de contestation de cette politique belliqueuse, et ce quitte à opérer des alliances avec l’islam politique, les ultra-religieux, les nationalistes arabes et l’extrême droite parfois néo-nazie. Quand les gudards rencontre les gauchistes…

Daniel Bensaïd, maitre à penser et théoricien de la LCR, estime par exemple que « Tariq Ramadan peut être (ou devenir) un théologien alter mondialiste. Il peut constituer un allié de circonstance dans les combats contre l’uniformisation marchande et la misère du monde » [2] . Ramadan, fervent défenseur de l’Iran, du Hezbollah, du Hamas, de la femme au foyer, de l’excision et de la charia. C’est la déliquescence théorique qui pousse cette extrême gauche contestataire (mais institutionnelle) à se jeter dans les bras des premiers fascistes verts venus sous le simple prétexte de combattre un ennemi commun, ou parce que cet « islam de libération » revêt parfois la dalmatique rouge. L’Islam, qui signifie soumission, peut il être de libération ? Aucune religion ne peut prétendre libérer, nous connaissons l’Histoire.

Cette partouze idéologique a trouvée son catalyseur avec le conflit israélo-palestinien. On peut aisément s’étonner de l’aura de ce conflit qui malgré sa durée, reste d’un point de vue strictement géopolitique un conflit de faible intensité avec une population concernée bien plus faible que dans nombreuses autres guerres qui elles, ne semblent pas agiter autant de verve… Darfour, Somalie, Kenya, Kashmir, Thaïlande, Timor, Tchétchénie, Afghanistan, Népal, Sri Lanka, Tchad etc.. comment ce pays qui compte moins d’habitants que la ville de Paris peut il prendre une telle importance symbolique dans la rhétorique fatigante de ces anti-impérialistes ?

Pourquoi sont ils si discrets sur les conflits qui ne concernent ni Israël, ni les États-Unis ? Comme le fait remarquer Yves Coleman dans la revue Ni Patrie Ni Frontières, « On se rappellera […] que les altermondialistes et les « gauchistes » ne connaissent dans le monde qu’une seule « théocratie », Israël ; qu’ils ignorent complètement la théocratie iranienne ; qu’on ne les entend presque jamais dénoncer les théocraties des pétromonarchies - sauf pour leurs liens avec les États-Unis - et qu’ils furent très discrets quand les talibans étaient au pouvoir en Afghanistan ». Les innombrables appels au boycott du salon du livre 2008 consacré à la littérature israélienne en sont la preuve. La Russie était l’invitée du salon du livre 2005. Il n’y a pas eut du tout de tapage, et pourtant ! La Tchétchénie, les meurtres politiques, les arrestations d’opposants … mais, chut ! ce n’est pas l’axe americano-sioniste.

La solidarité et la dénonciation se fait à la tête du client, le juif étant le client le plus indésirables pour ces « anti-impérialistes » adeptes des séculaires théories du complot juif et de la plus récente théorie du complot américano-sioniste. Ces organisations s’attachent à dénoncer avec raison le terrorisme d’État israélien et sa violence envers les populations civiles arabes israéliennes, palestiniennes et libanaises et omettent (sans aucune innocence) de déplorer les victimes juives et arabes des tirs de kassam à Sderoth (par exemple). L’on voit bien rarement (entendre par la, « jamais ») de la part de ces mêmes organisations de condamnation de l’instrumentalisation des populations civiles réifiées en boucliers humains, de l’intégrisme islamiste du Hezbollah et du Hamas, de l’oppression radicale des femmes et des homosexuels, du concept de guerre sainte etcétéra. Fait pour le moins étonnant de la part d’athées, de libertaires ou de marxistes. Cette soudaine tolérance de l’extrémisme religieux, en contradiction totale avec les slogans officiels de façade, montre bien la validité et la cohérence de ces organisations et nous rappelle à quel point hormis la droite et l’extrême droite, la gauche et l’extrême gauche représentent tout ce que nous détestons le plus.

La gauche de la gauche montre en effet de nos jours une résurgence inquiétante de l’antisémitisme. Mais pas cet antisémitisme très minoritaire et marginalisé par le reste du mouvement qu’étaient par exemple les révisionnistes d’ultra-gauche des années 70 [3] . Il s’agit cette fois d’un antisémitisme lattent (mais bien présent), pas assumé (pas assumable ?) et cette fois majoritaire dans de nombreuses fractions de ce mouvement sous couvert d’antifascisme. La majorité des militants LCR soutiennent ouvertement le Hamas. Les Indigènes de la République, qui luttent « sur des bases de races » soutiennent publiquement la Tribu Ka [4] et son leader Kemi Séba qui remplaça le banal slogan « black, blanc beur » par « Kémites, Aryens, Palestiniens ». Indy media voit de plus en plus pulluler la prose d’antisémites de gauches. On a pu apprendre par exemple que Carla Bruni était une agent du Mossad [5] , que la justice était contrôlée par la franc-maçonnerie juive, ainsi que les médias, que les végétaliens étaient des sionistes puisque la vie d’une poule vaudrait plus pour eux que la vie d’un enfant palestinien. J’en passe et des meilleures. Le « complot sioniste » devient l’explication unilatérale du capitalisme [6] et la tolérance pour un antisémitisme qui se cache de moins en moins sous le masque de la solidarité avec la Palestine, devient légion. Comment des personnes qui se disent antifascistes peuvent elles défiler cote à cote avec ces fachos au lieu de les virer hors manif comme ils feraient (prétendument…) avec des néo-nazis ?

Cette extrême gauche confusionniste qui mêle pêle-mêle la solidarité anti-impérialiste anti-israélienne, les théories du complot sur le 11 septembre 2001, La défense inconditionnelle des luttes de libération nationale, toute forme de nationalisme de gauche, le soutien aux FARC, à Chavez, Ahmadinedjad, Castro et autres dictateurs et dictatures rouges-vertes-brunes et qui se ballade en keffieh et t-shirt Che Guevara ou EZLN de rigueur, qui ne vit que sur son propre folklore, qui aime les dieux et les maîtres, qui sert de passerelle et de cheval de Troie à l’extrême droite dans l’extrême gauche, qu’elle crève !
Et vite !

Source : Texte de 2008 de Non fides parut sur Socialisme Libertaire.

S

sept 082015
 

 

Il est 17h10 quand j’arrive au rassemblement, au moins mille personnes sont déjà présentes, dont un certains nombres de camarades. Je dis bonjour aux copains, la bise, la famille, wesh wesh t’inquiète, etc..
Vers 17h15, j’entend des slogans (que je ne décrypte pas) qui commence à être lancé Rue Crébillon. Je me retourne, et aperçois une dizaine de personnes, fumigènes à la main, autour d’une longue banderole blanche en tissu dégueulasse sur laquelle il est inscrit « 2 Millions de migrants : Insoutenable ». Le message est clair.

Je scrute leurs visages (un seul d’entre eux l’avait masqué), ils ont tous entre 28 et 40 ans, le crâne rasé pour certains, pas de signe politique distinctifs si ce n’est les horreurs qu’ils vociféraient, deux d’entre eux ont l’air plus jeunes (16-18ans).
Royalistes ? Identitaires ? Frondeurs ? Aucune idée. Mais ce que je sais, c’est que je ne compte pas les laisser parasiter un rassemblement en faveur de nos frères aux frontières.

La foule commence à les incendier de noms d’oiseaux « fascistes ! » « cassez-vous ! » peut-on entendre. Un groupe d’une quarantaine de personnes se détache et va leur faire face, comptant bien les dégager de la zone.
Les fachos replient leur banderole et se mettent en position de combat, à partir de ce moment, plus aucune discussion n’est possible.
Six antifascistes les chargent de front, des coups de poings sont échangés, c’est la mêlée ! Sur la gauche, un camarade se fait déborder par deux fascistes, j’en profite pour l’aider.
La scène a duré une vingtaine de seconde, un fasciste a les pommettes et l’arcade ouvertes, un autre se tient la tête, ils reculent.

Un cri sauvage est lancé par la foule, « ALERTA ANTIFASCISTA ! » « PAS DE FASCISTES DANS NOS QUARTIERS ! »
Des déchets sont jetés sur eux, la foule fait front commun et fait reculer les fascistes jusqu’en haut de la rue, la peur et la panique se lisent dans leurs yeux Hé oui les gars, on veut pas de vous. Etrangement, une des seules personnes à s’être opposé à la bagarre est un migrant présent au rassemblement, admirable je trouve :)

Les flics, qui pour le moment étaient aux abonnés absents, s’interposent entre nous et eux, gazeuse à la main.
Pas d’affrontement avec les flics, le PS est au rassemblement, ce serait tellement dommage qu’ils soient associés avec les autonomes de Nantes.

Enfin bref, ce soir là deux messages sont passés : Les réfugié-e-s sont les bienvenu-e-s à Nantes, mais les fascistes : Non.

Solidarité entre les peuples !

Fafs-medium

Source : Indymédia Nantes.